Le 7 Péchés capitaux

Au Théâtre de Caen, quelques photos du filage d’un « ballet chanté pour cinq voix et un orchestre (1933) de Kurt Weill (1900-1950) sur un texte de Bertold Brecht (1898-1956). 1933. Le monde bascule. Hitler est élu. En cette année noire où les Nazis brûlent les livres, Bertold Brecht, exilé, écrit un seul texte : Les Sept Péchés capitaux des petits bourgeois. Un texte insolent, grinçant et courageux qui dénonce bourgeoisie et clergé s’agenouillant devant la loi du plus fort ». (texte de présentation du Théâtre de Caen)

Très belle réussite, sur tous les plans. Comment dire alors qu’il résonne désagréablement en ces temps d’illibéralisme, de trumpisme, poutinisme et Xi Jing Pingisme, etc…..

Quelques photos

Jacques Osinski, mise en scène
Marion Lévy, chorégraphie

Nathalie Pérez (Anna)
Noémie Ettlin (Anna 2)
Manuel Nunez-Camelino(Frère 1)
Camille Tresmontant(Frère 2)
Guillaume andrieux (Père)
Florent Baffi (Mère)

Yann Chapotel, scénographie et vidéos
Catherine Verheyde, lumières
Hélène Kritikos, costumes
Marie Potonet, dramaturgie

Benjamin Lévy direction musicale
Orchestre Régional de Normandie

Cimetière des Quatre-Nations (Caen)

Par un temps humide, passage dans un des vieux cimetières de Caen, le cimetière des Quatre-Nations (référence aux quatre paroisses qui créèrent le cimetière en 1785 [wikipédia]), qui n’est plus qu’un lieu de promenade, sorte de ruine urbaine en plein air, où la végétation et les pierres brisées des tombes de la bourgeoisie caennaise du XIXème siècle composent un environnement harmonieux.

Quelques photos

Et puis il y avait cette pierre tombale, brisée, sans nom, sur laquelle on avait déposé une fleur de crocus, amenée spécialement ? (je n’ai pas trouvé le plant de crocus dont elle aurait pu être retirée).

Forêt et Givre féeriques

Parti en ballade par un jour d’hiver de brume et de froid, découvrant une forêt transcendée par le givre, le silence : la brume immobile se dépose sur les branches et les recouvre, jusqu’au plus fines d’une légère pellicule blanche. Moment de pure magie, hors du temps et du monde, dans une forêt de verre.

Lu dans Dersou Ouzala, récit d’une série d’explorations de l’est sibérien et d’une relation d’amitié entre le capitaine Arséniev (auteur des récits, topographe qui conduit les expéditions) et Dersou Ouzala (chasseur autochtone, « golde ») qui décrit aussi les relations de ces deux personnages avec la nature, je suis absolument agnostique mais en lisant cette phrase j’ai repensé à ce moment dans la forêt « givrée »: « Il est de ces instants où l’homme s’emplit de vertu et entre en communion avec Dieu. Cela ne peut s’exprimer par les mots, il faut l’avoir ressenti dans sa chair, privilège réservé à qui sait placer la contemplation de la nature au-dessus des plaisir de la ville….« . [Dersou Ouzala, Vladimir Arseniev, page 572, éditions Transboréal. Nouvelle traduction. 2021]

Quelque chose de ressenti aussi autrefois lors de mes randonnées dans les Pyrénées, à un moment, immergé dans « la nature », faisant partie de la nature qui cesse d’être un paysage.

Ellaya : [Tribulations de jeunes filles (dé)rangées]

Présentation de travail de la compagnie ELLAYA (Laura Mazeaud [Chorégraphe], Judith Arazi et Shirley Damoisoncapello) au Sillon : Tribulations de jeunes filles [dé]rangées. Beau travail, sur la contrainte et la protestation (ma lecture). Beaucoup de dynamisme, de mouvement, sans céder sur la recherche de la cohérence et mettant l’esthétique au service du propos.

Intérieur (Musique – images – lecture et danse)

Des musiciens de l’Orchestre Régional de Normandie et Taya Skorokhodova dans des répétitions de « Intérieur » spectacle qui articule quatre modalités d’expression artistique (Musique, texte, danse et peinture) à partir de l’œuvre du peintre danois Vilhelm Hammershøi. Dans les locaux de la Rennaissance à Mondeville et de la Bibliothèque A. de Tocqueville à Caen.

Sur des textes de Philippe Delerm, Benjamin Lazar, regard artistique, Julie Brochier, costumes, Taya Skorokhodova, mise en scène et interprétation, Alain Hervé, hautbois, Agnès Vesterman, violoncelle, Karinn Helbert, cristal baschet

Moments intimistes, émouvants, du spectacle en préparation, et le plaisir d’assister à un travail de création d’artistes de talent.

Dans la Forêt

L’automne encore, là où, comme le disent les promeneurs ramasseurs de champignons que j’ai croisé : « c’est le moment de faire des photos », peut-être aussi de jouer avec ce que l’on obtient pour essayer de sortir un peu de la reproduction de toujours la même chose.

Des photos et des montages.

Cette formule de Giuseppe Penone encore : « La clarté du sentier bien tracé est stérile », pour ce qui est de la perception ou de la possibilité de se laisser aller à absorber les couleurs…