Démolition du site Jacquard

En ce moment au Pavillon, ancien bâtiment du port de Caen sur le bassin Saint-Pierre, une exposition sur des projets architecturaux concernant deux quartiers de la ville de Caen, la Grace de Dieu et le Chemin-Vert.

C’est dans ce cadre que sont présentées huit de mes photographies sur la démolition de l’ancien collège Jacquard qui a accueilli pendant une bonne dizaine d’années des artistes de diverses disciplines : voir ici. Assister à la démolition d’un lieu qui a été au cœur du quartier pendant plusieurs dizaines d’années (collège puis « friche culturelle ») ne va pas sans émotion. Et cependant il faut bien que cet espace retrouve une nouvelle vie.

« Rien ne peut se mesurer à la photographie pour enregistrer ce qui part sans cesse mais n’est pas encore parti (…) le départ à contrecœur, nous le sentons intensément2. ».

Les friches culturelles sont peut-être le détour que fait l’expression du « contrecœur », comme si le site entendait affirmer, en abritant une capacité de création précaire mais intense, qu’il n’avait pas épuisé ses possibles, qu’il lui fallait encore un peu de temps : « Encore un moment monsieur le bourreau » ?

Photographier des moments de cette quête des possibles a été un privilège pour lequel je remercie tous ceux qui l’ont permis : artistes, administratrices – administrateurs du site Jacquard, ainsi que les personnes qui travaillent au Pôle de Vie des quartiers Nord-Ouest de Caen

1La Centrifugeuz poursuit ses activités au Cadran, dans le quartier du Chemin-Vert.

2Wright Morris (écrivain et photographe américain 1910 – 1998) dans « Fragments de temps » Editions Xavier Barral, page 107.

DEMON DE BRAVOURE

La compagnie Sylva en résidence au conservatoire de Gennevilliers pour un spectacle à venir en janvier 2027, autour ou à partir de Cyrano de Bergerac. Une interprétation des relations entre les principaux personnages : Cyrano, Roxane, Christian (sans oublier Ragueneau) et leurs démons….

Gros travail pour une création originale, danse, théâtre, jeu d’ombres portées. Photographier le travail de la création est passionnant.

De Partance et d’Espoir

De partance et d’Espoir est une création de l’Atelier Théâtre de la MJC du Chemin-Vert (Caen) ; des habitants du quartier encadrés par des artistes professionnels (Cathy Bennet, Sylvia Manzoni et Elias) ont proposé les 18 et 19 février un spectacle remarquable. A certains moments on entendait la respiration suspendue de la salle (complet 200 places). Magnifique réussite.

Quelques photos en noir et blanc du début de la représentation.

Saint TROPHIME – ARLES (Le Cloître)

Quelques vues du cloître de Saint Trophine, un des plus beaux de France m’a-t-on dit, c’est probable : Moissac, Le Mont Saint Michel, Fontfroide, Fontenay… dans un autre genre (une partie reconstruite) Saint Michel de Cuxa, et quelques autres… Mais Saint Trophime est certainement dans les tout premiers.

LA photo restera celle de Baldus, (suivre le lien – milieu de la page, en anglais) 1851, la mission héliographique de Mérimée, selon les auteurs Baldus prit entre six et dix clichés, qu’il découpa et assembla pour proposer une photographie en son temps irréalisable.

Chez Hans HARTUNG et Anna-Eva BERGMAN (ou le contraire)

Antibes, … la Fondation Hartung – Bergman, la maison du couple d’artistes, quelques unes de leurs œuvres, et l’Atelier de Hans Hartung, encore débordant de son énergie.

Hartung (1904 – 1989) nait en Allemagne, opposant au nazisme il s’exile en France, puis s’engage (deux fois) dans la légion étrangère, participe aux combats comme brancardier, blessé il sera amputé d’une jambe. Marié (deux fois) avec Anna-Eva Bergman (norvégienne, 1909 – 1987), ils dessineront les plans de leur maison – atelier construite dans un champ d’oliviers à Antibes : une merveille ! (mais une partie était en travaux….).

On peut y voir quelques œuvres, peu, ce n’est pas un musée, mais assez pour retrouver le plaisir d’entrer dans des univers d’artistes différents.

Bergman

et Hartung

Et l’atelier de Hartung, un condensé d’énergie.

Il avait ses propres outils pour peindre, les faisait faire, les faisait à sa main, parmi lesquels des branches d’oliviers.

Deux articles antérieurs : L’un sur une exposition d’œuvres de Anna-Eva Bergman (à Caen) l’autre à Paris, des œuvres de Hans Hartung (en bas de page)