Jumièges Photographie libanaise

De nouveau à Jumièges, pour le cadre de l’abbaye et une exposition de photographes libanais et une installation. L’installation (de Hala Wardé, architecte et artiste photographe libanaise) dans le cadre des ruines de l’abbaye, sublime : sonorisée elle invite à la halte, à l’écoute, au regard contemplatif. Précédée par une série de photographies de vieux oliviers que l’on contemplerait pendant des heures pour suivre les replis des creux, des écorces, des branches…. (En cherchant sur internet on apprend qu’il y a au Liban des oliviers millénaires, certains auraient près de 6000 ans !) A Roof of Silence.

Et une exposition de photographes libanais, autour de la désagrégation de la société et de l’état libanais : « Au bord du monde Vivent nos vertiges« . Beau travail bien mise en valeur par une scénographie très réussie, bien dans le sens des œuvres. La présence des pierres (visages abimés le plus souvent) trouvées dans les ruines de l’abbaye répond magnifiquement aux œuvres présentées. Quelques photos.

5X5 Ciels mes monochromes

Un montage pour une exposition des adhérents d’Objectif Image 14, association caennaise de photographes amateurs.

Commencé comme un jeu en temps de confinement : le ciel, de ma fenêtre, à différentes heures du jour, du matin ou du soir, puis dans un rayon de 1Km, et quelques ajouts plus tardifs.

Un jeu avec les couleurs, les teintes des ciels, variables, complexes, en introduisant des monochromes aux couleurs issues de ces ciels pour jouer avec les limites, pour chercher le moment où le monochrome se perd dans le ciel. Et un clin d’œil aux carré# sur fond#.

Peut-être aussi un jeu avec le temps, dans l’opposition du ciel aux couleurs complexes, changeantes avec la course du soleil, ciel déjà changé, toujours là et jamais le même, versus le parfait monochrome, constant, comme une vaine tentative de nier le cours du temps.

Un jeu sur la limite, en ces temps de dérèglement climatique : comment savoir que l’on n’a pas encore dépassé la limite ultime de la planète quand la limite est parfois si difficile à percevoir ?

Plus simplement 25 haikus sur la course du soleil, le ciel et les nuages.

Eclats de Rue – Parade

Ouverture d’Eclats de Rue vendredi 8 juillet, Caen, Festival des Arts de la Rue. Pour commencer avec l’énergie, la grâce, la beauté et l’assurance que tout cela autorise, la compagnie 100DRA SEINTROZ (11 musiciennes et musiciens, 11 danseuses) dans une déambulation qui a enthousiasmé les spectateurs : 30 NUANCES DE NOIR(E)S. 50 minutes de bonheur.

Extrait du programme :

« Parade inspirée des fanfares New Orleans, regroupant 11 musiciennes et 11 danseuses de waacking, locking et jazz qui dans un mélange d’esthétiques musicales et chorégraphiques afroaméricaines et africaines, raconte les revendications des femmes noires françaises quant à l’authenticité et la pluralité de leurs identités. C’est un défi au cadre hétéronormatif occidental de représentation des corps qui impose aux femmes un cadre étriqué où féminité rimerait avec fragilité, minceur, douceur, hétérosexualité, et blanchité. Une parade qui rime avec le prisme de toutes les carnations de femmes issues de l’histoire post coloniale et du conditionnement de leur vie. »

Quelques photos.

Eclats de Rue – Projet PDF

Eclats de Rue : comme un festival annuel des arts de la rue à Caen, et qui cette année interroge particulièrement la place des femmes dans l’espace public. Dès l’ouverture au travers d’une carte blanche à un collectif (Projet.PDF) en résidence pour un travail de création en cours.

Extrait du programme d’Eclats de Rue

[Des femmes, nombreuses, qui se portent, voltigent, et donnent corps par leur pratique acrobatique à la sororité, la solidarité, le dépassement de la peur, l’effort physique ; des acrobates qui bousculent les codes classiques du rapport artistes-publics, et questionnent les stéréotypes autour des corps et des rôles dits féminins, portées par une énergie collective, sensible et explosive.
Ce n’est pas un spectacle, c’est un événement !
]

Quelques photos de moments de répétitions, là où au coucher du soleil des dizaines de hannetons se mettent à voler dans tous les sens.

En Forêt – grand travaux

Un stock de grumes au détour du chemin, et en parcourant une forêt que je connais bien la découverte d’un nouveau chemin d’exploitation qui découpe la forêt et éventre un sol de sable et de graviers. Ça commence comme un chemin tracé pour un débardage, et ça continue comme une « trans-amazonienne » aux proportions de la forêt de Saint Martin de Sallen (sur 3 km). Craintes pour la forêt ? Il y a quelques années toute une parcelle, là où sont déposées les grumes, a été coupée à blanc.

Métamorphoses – L’ORN au Trident (Cherbourg)

L’Orchestre Régional de Normandie en répétition à Cherbourg dans la salle du Trident, belle salle à l’Italienne, boiseries dorées, loges, escaliers en colimaçon, vitres au verre irrégulier….

Superbe musique, interprétée avec beaucoup d’énergie et de précision, photographier ces moments de travail, d’ajustements, de construction d’une œuvre, assister à un travail de création est un privilège….

« Métamorphoses » au Trident Scène Nationale, la dernière création de Régis Huby pour 32 musiciens dirigés par Jean Deroyer.