Forêt et Givre féeriques

Parti en ballade par un jour d’hiver de brume et de froid, découvrant une forêt transcendée par le givre, le silence : la brume immobile se dépose sur les branches et les recouvre, jusqu’au plus fines d’une légère pellicule blanche. Moment de pure magie, hors du temps et du monde, dans une forêt de verre.

Lu dans Dersou Ouzala, récit d’une série d’explorations de l’est sibérien et d’une relation d’amitié entre le capitaine Arséniev (auteur des récits, topographe qui conduit les expéditions) et Dersou Ouzala (chasseur autochtone, « golde ») qui décrit aussi les relations de ces deux personnages avec la nature, je suis absolument agnostique mais en lisant cette phrase j’ai repensé à ce moment dans la forêt « givrée »: « Il est de ces instants où l’homme s’emplit de vertu et entre en communion avec Dieu. Cela ne peut s’exprimer par les mots, il faut l’avoir ressenti dans sa chair, privilège réservé à qui sait placer la contemplation de la nature au-dessus des plaisir de la ville….« . [Dersou Ouzala, Vladimir Arseniev, page 572, éditions Transboréal. Nouvelle traduction. 2021]

Quelque chose de ressenti aussi autrefois lors de mes randonnées dans les Pyrénées, à un moment, immergé dans « la nature », faisant partie de la nature qui cesse d’être un paysage.

Dans la Forêt

L’automne encore, là où, comme le disent les promeneurs ramasseurs de champignons que j’ai croisé : « c’est le moment de faire des photos », peut-être aussi de jouer avec ce que l’on obtient pour essayer de sortir un peu de la reproduction de toujours la même chose.

Des photos et des montages.

Cette formule de Giuseppe Penone encore : « La clarté du sentier bien tracé est stérile », pour ce qui est de la perception ou de la possibilité de se laisser aller à absorber les couleurs…

Automne flamboyant en Forêt

C’est l’automne, les fougères se dessèchent. Après la pluie, dans les sous-bois humides les feuilles flambent dans la lumière du soleil à travers les feuilles. Et de retrouver la tentation de jouer avec les feuilles comme en cherchant des images « pollockiennes » ou « klimtiennes ».

Et puis on peut écouter Debussy Richter Cloches à travers les feuilles

La danse et la forêt

Temps d’exploration dans la forêt, pour la compagnie Sylva, un travail pour une chorégraphie sur la forêt. En attendant le retour de Perséphone hommage à Terpsichore, début février il ne fait pas plus chaud que ça (4 à 6 degrés) , le temps est humide et le sol glacé. Se laisser inspirer par la forêt, la lumière du soleil (parfois), le contre jour, l’ombre. Danser quand même : Mélissa et Sarah explorent une sorte de « nef » dans la forêt.

Forêt – Automne (5)

Les derniers jours des feuilles d’automne, les coups de vent les emportent, elles s’amoncellent sur le sol. Parfois le soleil perce les nuages et illumine les branches et les fougères humides.

Suite d’images inspirées par la peinture, Pollock, Hartung.

Forêt – Automne (4)

Un peu répétitif, mais la forêt change tous les jours, les couleurs, la lumière, ce dimanche il faisait une belle lumière de temps en temps. Je ne m’en lasse pas.

Certains endroits, certaines parcelles sont presque impénétrables, fréquentées seulement par les cueilleurs de champignons et les chasseurs, il faut forcer pour entrer entre les ronces et les fougères.

Des lustres et des vitraux (avec [un peu de] lumière).

En liaison avec un travail d’Objectif image 14 sur Caen, visite d’une chapelle, pas tout à fait n’importe laquelle, l’ancienne chapelle de l’ancien Bon Sauveur (on peut écouter Gloria, Patti Smith, en guise d’ail premier album, photo de Mapplethorpe !).

Exercice de style : petit jeu sur les interactions de la lumière, des lustres et des vitraux.

Éloge du coquelicot (2)

Quand il n’envahit pas les prés, il colonise les fossés, ou bien deux ou trois explorateurs hardis s’installent dans un coin ombré, ou bien entre des pierres et des morceaux de béton dans un chantier, devant une carcasse de véhicule qui a pourtant dû laisser échapper son comptant d’huile de moteur…. Il est résistant, il suffit que la terre ait été remuée, pas complètement empoisonnée, et il surgit.

J’ai oublié dans mon précédent post : « Nous voulons des coquelicots », pour la pétition contre les pesticides de synthèse,  c’est ici !