Forêt et Givre féeriques

Parti en ballade par un jour d’hiver de brume et de froid, découvrant une forêt transcendée par le givre, le silence : la brume immobile se dépose sur les branches et les recouvre, jusqu’au plus fines d’une légère pellicule blanche. Moment de pure magie, hors du temps et du monde, dans une forêt de verre.

Lu dans Dersou Ouzala, récit d’une série d’explorations de l’est sibérien et d’une relation d’amitié entre le capitaine Arséniev (auteur des récits, topographe qui conduit les expéditions) et Dersou Ouzala (chasseur autochtone, « golde ») qui décrit aussi les relations de ces deux personnages avec la nature, je suis absolument agnostique mais en lisant cette phrase j’ai repensé à ce moment dans la forêt « givrée »: « Il est de ces instants où l’homme s’emplit de vertu et entre en communion avec Dieu. Cela ne peut s’exprimer par les mots, il faut l’avoir ressenti dans sa chair, privilège réservé à qui sait placer la contemplation de la nature au-dessus des plaisir de la ville….« . [Dersou Ouzala, Vladimir Arseniev, page 572, éditions Transboréal. Nouvelle traduction. 2021]

Quelque chose de ressenti aussi autrefois lors de mes randonnées dans les Pyrénées, à un moment, immergé dans « la nature », faisant partie de la nature qui cesse d’être un paysage.

Ballade du premier janvier – Bonne Année 2021

Première ballade de l’année, au dernier moment pour profiter du givre qui illumine le paysage, juste avant qu’il ne fonde sous le soleil qui se lève. Un paysage de photos ordinaires, de cartes postales d’hiver, c’est exactement ce qu’il faut pour commencer l’année, une belle banalité de carte postale d’hiver en Suisse Normande. Au passage une photo dont je me dis qu’elle fera une bonne carte postale de vœux pour l’année 2021, un peu surexposée, mais je me suis abstenu de l’assombrir…..

Une bonne année ordinaire à tous ceux qui passeront sur cette page.

Dans la brume – Clécy, les rochers du Parc

C’est peut-être le flou qui rend le mieux l’impression du promeneur dans la brume, du haut du viaduc qui enjambe l’Orne, la brume estompe toutes les formes et les couleurs.

Quelques images (nettes) de la vallée de l’Orne vue des Rochers du parc, un peu noyée dans la brume qui se dissipe peu à peu.

 

Coup de froid sur la presqu’île (bis)

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Le froid n’en finit pas, cela fait de beaux matins, de belles lumières, la pollution aidant…. La presqu’île est encore un endroit où l’on trouve des zones abandonnées, une zone à l’abandon ne l’est jamais vraiment.

Et puis il y a ce que l’on ignore plus ou moins volontairement, derrière ces toiles tendues le long de la minoterie il y a parfois (toujours ?) des gens qui dorment.