Matin tôt, lever de soleil, il fait froid et la température de l’eau est supérieure à celle de l’air. La brume s’élève et les rayons du soleil jouent avec les vapeurs qui montent, et déstructurent le paysage.
Et puis pour finir, un petit pommier et ses fleurs, presque aussi subtile qu’une orchidée.
La compagnie Ellaya en résidence au Sépulcre pour une création « Tribulation de jeunes filles (dé)rangées« . et une présentation « étape de travail ». La chorégraphie propose une belle nervosité, de l’énergie, des moments de conflictualité, de la tension contenue.
Chorégraphie : Laura Mazeaud
Interprétation (avec participation chorégraphique) : Judith Arazi – Géraldine Baroni – Laura Mazeaud
Création musicale : Johany Berland
Le Sépulcre : Espace de travail dédié à la danse dans une ancienne église désacralisée, qui aurait accueilli un morceau de la vraie croix…. Le lieu géré par la Coopérative Chorégraphique qui regroupe des compagnies de danse caeannaises.
Quand on arrive devant cette clairière, qui ne figure pas sur les cartes, on comprend l’engouement / vénération des japonais pour le cerisier. Dans le soleil, dans la lumière légèrement brumeuse de cet après midi là, c’était somptueux.
« … comme une des fêtes singulières, poétiques, éphémères et locales qu’on vient de très loin contempler à époques fixes, mais celle-là donnée par la nature. Les fleurs des cerisiers sont si étroitement collées aux branches, comme un blanc fourreau …. »
Il y a ce Haiku de Ryokan : Tout autour de (moi) / le monde n’est plus que/ fleur de cerisier [99 Haikus, Éditions Verdier, 1986]
Petit essai de jeu avec les flous, continuant à jouer avec Pollock, peut-être Klimt ?
Bien sûr les théâtres et autres lieux culturels sont fermés, et la culture est le dernier souci de la ministre. Mais les artistes travaillent. Étape de création aux Ateliers Intermédiaires pour la compagnie « Bonne Chance ».
Présentation du projet : Tellement démuni.e.s face à la crise écologique et l’accumulation des mauvaises nouvelles – au point de se définir comme éco-dépréssifs –, les membres de la compagnie décident d’arrêter définitivement leurs activités théâtrales et de se « radicaliser » en faisant de la magie. Ils vont convoquer les principales figures de l’écoféminisme, notamment les sorcières contemporaines, afin de retrouver un sens dans leur activisme artistique. En utilisant les rares possessions de la compagnie, ils vont réaliser un rituel, magique et participatif, théâtral et musical, où on les verra notamment enfermer le désespoir de notre époque dans une boîte (comme une boîte de pandore inversée) ; écorner puis enterrer une licorne ; faire se lever un vent de pouvoir balayant les peuples ; tisser une immense toile de sortilèges ; se faire posséder par le fantôme d’une sorcière ; maudire les multinationales du capitalisme destructeur ; ou encore discuter avec les esprits de la nature.
C’est un travail en cours avec de grands moments, particulièrement le moment de sorcellerie, mais l’introduction est très forte aussi dans son actualité.
Quelques photos :
Distribution : Mise en scène – Maxime Gosselin Texte et Jeu – Elsa Delmas, Maxime Gosselin et Sophie Lepionnier Création sonore et musicale – Yann Fontbonne / Juste Oreilles Créations visuelles / Scénographie – Antoine Piel Collaboration artistique – Alexandre Chatelin
Dans le cadre du Festival « Altérités » à Caen, et en collaboration avec le magazine en ligne Grand Format , exposition en extérieur sur les murs du « Pavillon » (lieu d’animation et de réflexion sur l’architecture et la Presqu’île à Caen).
Petit matin frais, le soleil a rendez-vous avec la lune, et la lune est là, juste en face, pleine lune, brillante, un peu dorée. Belle journée d’hiver, belle lumière en forêt, et premières fleurs.
Lundi 1er février, ballade en Suisse Normande, par un temps humide, brumeux, dire que le sol est boueux serait ne pas lui rendre justice : même sur le plat on a parfois l’impression d’avancer d’un mètre pour reculer de 50cm.
Il y a eu une brève averse de neige, surtout sur les « sommets » (au-dessus de 200 mètres quand même !). Mais cela a un peu changé de l’ordinaire. Dans une partie des bois quelques éclaircies ont été réalisées, changeant la façon dont la lumière (et la neige) pénètre les sous-bois.