Monet – Greco – Hartung

Visite à Paris, le temps d’un aller-retour, arrivé le matin reparti le soir. Une sorte de pèlerinage artistique à trois des quatre peintres de mon Panthéon personnel : Goya, Monet, Hartung et un peu à part Greco. Je désespérais de voir un jour une grande exposition consacrée à Greco, et aussi à Hartung, et voilà que simultanément le Grand Palais présente Greco et Le Musée d’Art Moderne de la ville de Paris Hartung !

Mon train est avancé, ou je suis déplacé sur un autre que celui de la réservation et j’arrive plus tôt que prévu, je flane en allant vers la Seine, je passe devant le jardin des Tuileries, je fais un détour vers l’Orangerie, les Nymphéas, une de mes premières émotions artistiques, toujours renouvelée, s’immerger dans la peinture, s’absorber dans les vibrations de l’eau, de la lumière, des reflets….

Puis Greco, derrière les « bondieuseries » : la peinture. Difficile de dire plus, un élan, une présence, des émotions, une peinture à nulle autre pareille, une palette reconnaissable entre toutes, une geste, un mouvement que l’on ne retrouvera que dans les peintres de la fin du XIXème ou du XXème Cézanne, Picasso par exemple (les Baigneurs, Les demoiselles d’Avignon). Greco dans toute sa splendeur, dans toute la variété de sa penture, portraitiste exceptionnel, maître de la lumière… Il manque un tableau, mais sans doute fut-il impossible de le faire venir, la vue de Tolède qui est au Metropolitan de New York, paysage sans égal dans l’histoire de la peinture me semble-t-il. Mais Greco en a placé un petit aperçu, « sous les pieds d’un cheval » !

Pour la vue de Tolède, c’est ici

Et puis Hartung ! Vraiment un autre peintre exceptionnel, original, l’un des premiers peintres de l’abstraction pure, ou de la peinture pure, l’émotion par la peinture seule, et de quelle façon ! Moins de monde, plus de place pour regarder, s’absorber dans la peinture pure, la lumière, l’ombre, les couleurs, l’épaisseur égratignée, scarifiée, des couches de peinture pulvérisée, vaporisée…. Une exposition qui met en évidence un travail de recherche dont on aurait pu (dont on a pu) penser à certains moments qu’il conduisait à une impasse, et qui aboutit à des toiles « éblouissantes »,  « bouleversantes ». Hartung dont un document du Musée d’Art Moderne de la ville de Paris rappelle qu’il était particulièrement connaisseur de Goya et Greco (mais pas que bien sûr).

Forêt de Cerisy – Abbatiale de Cerisy

Je ne compte plus les articles sur les forêts de la région, ni sur la forêt de Cerisy, un de plus, mais il y a toujours quelque chose qui attire mon attention, dans la forêt…, près de l’abbaye…, cette fois, insister sur le jardin des sculptures….

A proximité de l’abbatiale de Cerisy on peut voir un parc d’exposition de sculptures qui présente des œuvres produites sur place par des artistes venus de toute la planète, de l’Asie à l’Amérique, entre 1999 et 2019 lors de rencontres : les symposiums de sculpture de Cerisy-la-Forêt. Aperçu.

Carte postale – Suisse Normande un jour d’hiver

Il fait plutôt gris, humide, une petite bruine, ou de la brume qui mouille, parfois un peu de soleil voire un beau rayon qui illumine un chemin creux, tout brille. Le ciel change, qui dit que les ciels normands sont gris ? Je me demande combien il y a de mots pour gris en normand ?

Dans la brume – Clécy, les rochers du Parc

C’est peut-être le flou qui rend le mieux l’impression du promeneur dans la brume, du haut du viaduc qui enjambe l’Orne, la brume estompe toutes les formes et les couleurs.

Quelques images (nettes) de la vallée de l’Orne vue des Rochers du parc, un peu noyée dans la brume qui se dissipe peu à peu.

 

La Révolte des Fous – étape de travail

Après deux semaines de travail aux Ateliers Intermédiaires, la Compagnie Arrivedercho (The Goaties, Marin Moser, Charlotte Leroy, Leonie Fer, Max Cie) présente, une partie d’une création qui avance pas à pas, une œuvre que l’on situerait entre la cantate et l’opéra, comme un Oratorio : La Révolte des fous, projet poétique, musical, théâtral et chorégraphique.

Touche pas à mon arbre – La Fabrique

Comme un Filage, ou une répétition en situation, un spectacle de théâtre d’objet, « La Fabrique » : comment un lotissement s’installe, est installé, fait irruption (disruption ? : briser en morceaux, faire éclater, rompre, détruire) à la campagne et y bouleverse tout, les activités rurales, l’élevage, les promeneurs, les animaux, et la nature macadamisée. La Compagnie Sanssoucis, Max Legoubé et Tom A. Reboul, et la visite de Pierre Tual.

C’était au Cube, Centre culturel Coeur de Nacre, à Douvres la Délivrande

Forêt – Automne (5)

Les derniers jours des feuilles d’automne, les coups de vent les emportent, elles s’amoncellent sur le sol. Parfois le soleil perce les nuages et illumine les branches et les fougères humides.

Suite d’images inspirées par la peinture, Pollock, Hartung.

Forêt – Automne (4)

Un peu répétitif, mais la forêt change tous les jours, les couleurs, la lumière, ce dimanche il faisait une belle lumière de temps en temps. Je ne m’en lasse pas.

Certains endroits, certaines parcelles sont presque impénétrables, fréquentées seulement par les cueilleurs de champignons et les chasseurs, il faut forcer pour entrer entre les ronces et les fougères.