La Bataille (Nature vs Usine)

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Selon des informations glanées sur internet, ce fut un moulin puis au 19ème siècle une des nombreuses filatures installées sur l’Orne. Elle brula en 1898, privant d’emploi les 50 salariés qui y travaillaient.  Auparavant elle fut le théâtre d’un accident du travail dramatique, une femme fut happée par les courroies de la machine sur laquelle elle travaillait et tuée sur le coup. « Elle ne laisse pas d’enfant et son mari est ouvrier de filature ».

Depuis j’ai trouvé d’autres sources, plus détaillées (Inventaire général du patrimoine culturel) où l’on apprend que la filature fut reconstruite, remise en route, arrêtée temporairement entre 1914 et 1916, et fonctionna finalement jusque vers 1959. Auparavant il y eut un moulin, depuis 1256, puis deux, puis donc une filature autorisée en 1848.

Il me semble que depuis quelques années la végétation explose. Petit tour d’un lieu qui prend en certains endroits des allures de cathédrale engloutie dans la végétation, il se trouve en un endroit bien nommé : La Bataille (du souvenir plus ou moins légendaire d’une bataille médiévale dans laquelle aurait été impliquée une armée anglaise).

Ce bâtiment est une vraie friche, un peu inquiétante, il semble en certains endroits très instable, et même le sol s’enfonce parfois, c’est un plancher sur les canaux qui actionnaient le moulin. J’évite d’entrer dans certaines salles (enfin ce qu’il en reste !) les débris qui sont au sol et la fragilité de ce qui reste suspendu sont dissuasifs ! Parfois la lumière illumine la végétation et transcende le lieu.

Éloge du coquelicot (2)

Quand il n’envahit pas les prés, il colonise les fossés, ou bien deux ou trois explorateurs hardis s’installent dans un coin ombré, ou bien entre des pierres et des morceaux de béton dans un chantier, devant une carcasse de véhicule qui a pourtant dû laisser échapper son comptant d’huile de moteur…. Il est résistant, il suffit que la terre ait été remuée, pas complètement empoisonnée, et il surgit.

J’ai oublié dans mon précédent post : « Nous voulons des coquelicots », pour la pétition contre les pesticides de synthèse,  c’est ici !

Éloge du coquelicot (1)

Évidemment, l’éloge du coquelicot c’est une façon m’associer à la défense du coquelicot : Nous voulons des coquelicots ! (contribution bien faible certes).

Nous voulons des coquelicots, parce que c’est beau, parce que c’est un indice de bonne santé de la nature (ou de santé passable …). Parfois un champ est envahi de coquelicots, resplendissant, éclatant, comme certains des champs de la galerie, le propriétaire de l’un d’eux, qui m’avait surpris faisant des photos, m’avait expliqué avec beaucoup de plaisir qu’il espérait poursuivre sur la voie d’une agriculture sans pesticides.

Voile et Forêt d’Encre

Installation de Darius dans l’église Saint Nicolas à Caen, magnifique église romane désacralisée et ouverte aux artistes pour des temps de travail et d’exposition. Travail de calligraphie, de peinture, ancré dans une tradition japonaise (Sumi). Scotché devant le travail j’ai passé un bon moment à contempler, échanger avec Darius, photographier (dans la « forêt » des bandes de fibre de verre suspendues dans le chœur, ou la bande de 50 mètres recouverte de 8 séries de « caractères ». En fin de journée, pour la fin de l’installation deux musiciens (alto et flute) ont donné un concert, cachés dans la forêt : magie de la musique, impros à base de jazz et de classique.

L’encre sur la fibre de verre s’associe avec la lumière, dans la transparence, rêve de photographe : la lumière écrit dans la matière et propose des jeux de formes (lignes et surfaces, aplats et reliefs, ombres et transparences) à partir du travail d’un artiste. On voudrait être plus habile dans le rendu des nuances et des contrastes.

Magie de l’alliance des arts: L’architecture, la peinture et la calligraphie, la musique.

Chantiers à Caen

Suite d’un travail sur les chantiers à Caen, ce ne sont pas ceux du Tramway, mais la ville de Caen semble traversée par une vague de rénovations qui part de la Presqu’île et se diffuse le long des principaux axes. Quelques montages qui concernent l’école Pondaven (au Chemin-Vert) le Théâtre des Cordes (en pleine reconstruction), le Boulevard Leclerc et surtout la Presqu’île, et la Base Nautique. Quelques compositions photographiques.

Ci-dessus les premiers temps de ces chantiers, premiers travaux de la Bibliothèque Alexis de Tocqueville, et un chat qui sortait de son hangar quand je faisais des photos dans le coin, pour poser, il me semble qu’il prend la forme de la pierre…. destruction de la Fermeture Eclair et de l’ancienne capitainerie qui avait aussi abrité les services de l’Equipement.

Galerie – On ne passe jamais deux fois devant le même chantier

Janvier 2018 – juillet 2019 18 mois de suivi photographique des chantiers du Tramway à Caen, dans le cadre d’une convention entre Objectif image 14 (collectif de photographes amateurs de Caen) et Tramcités. Préparation des dernières expositions dont Hérouville Saint Clair, Hall de l’Hôtel de Ville du 11 mai au 11 juin.

En préparant ce suivi, au cours de mes lectures, rencontre avec Claude Simon (1913 – 2005 ; écrivain, Prix Nobel de littérature en 1985), dont la lecture a soutenu le parti que j’avais pris de tenter de rendre compte de la difficulté à construire une image réaliste des chantiers par des « compositions photographiques ». Une façon de rendre compte du « chaos » apparent des travaux et de leur évolution, imprévisible pour le passant.

Ce petit coup de chapeau à Claude Simon n’est pas une cuistrerie gratuite, (re)découvrant l’auteur grâce à une auteure allemande qui a travaillé sur Claude Simon et la Photographie (Irène Albers : Claude Simon – Moments photographiques) j’ai trouvé dans la lecture de Claude Simon une démarche qui a conforté la mienne, un encouragement dans le souci de tenter de rendre le désordre bruyant du monde des chantiers (qui n’est peut-être que la métaphore du désordre du monde ambiant qui n’est peut-être qu’un chantier permanent), mais aussi rendre la perception mentale de ce désordre avant que nous n’essayions d’y mettre de l’ordre, par une tentative d’accommodation, par le cadrage, l’instantané, la mise en perspective d’une saisie partielle.

 

Fifty shades of green (ou plus)

Autre temps autre lumière, il pleut, le ciel est gris, et la forêt porte tous les verts du monde, l’humidité fait jouer les couleurs dans la faible lumière et dans l’ombre, entre les troncs assombris. Cette période du printemps qui voit s’épanouir de jeunes feuilles multiplie les nuances de verts, des plus sombres feuillages persistants aux plus tendres des nouvelles feuilles.

Tentative de restitution, dans le même temps on aimerait pouvoir nommer les nuances de vert… une brève recherche pour les curieux m’a mené ici (je n’ai pas compté les nuances évoquées).

Printemps sur la Colline aux Oiseaux

Petit tour exploratoire sur la Colline aux Oiseaux, pour un projet de photographies dans le cadre du 25ème anniversaire de la transformation de la décharge qui empestait tout le quartier du Chemin Vert en un lieu de promenade agréable pour les caennais, un projet de photographies par des habitants du quartier et organisé dans le cadre du Centre Socio Culturel CAF du quartier.

Il faisait beau, et certains endroits fleuris explosaient de couleurs.