La Bataille « Encore »

Profitant d’une journée de soleil, retour sur un de mes terrains de jeux favoris : « La Bataille ». Il avait un peu plu et de l’eau s’était glissée dans certaine flaques, mais pas grand chose de plus, sinon que tout reste sec.

Et puis en feuilletant un recueil de poèmes de René Char : « Il faisait si chaud cet été là que même les feuilles mortes venaient boire l’eau des bêtes dans les plats de terre ». (Eloges d’une Soupçonnée p184)

Nature vs l’Usine [4]

Exploration, de nouveau la compagnie Sylva : Mélissa et Sarah; cette fois-ci il fait plutôt beau, dans une usine qui perd le combat contre la nature qui revient, recouvre, absorbe des ruines dont la présence reste très forte. Danser avec le murs, les arbres, les herbes, les ronces, le sol irrégulier et couvert de débris divers à peine visibles ; lumière, contrastes….

La Bataille [2] (Nature vs Usine)

Petit tour de nouveau dans l’ancienne Filature, pour l’hiver, un jour où il n’y a pas trop de vent…. Peu de changements, sinon que des poutres sont au sol dont je ne me souvenais pas, les forts vents de ces dernières semaines sans doute. Mais cela reste un endroit intéressant.

« On a 30 ans Pensez à nos cadeaux ! »…. Quel âge ont-ils aujourd’hui?

La Bataille (Nature vs Usine)

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Selon des informations glanées sur internet, ce fut un moulin puis au 19ème siècle une des nombreuses filatures installées sur l’Orne. Elle brula en 1898, privant d’emploi les 50 salariés qui y travaillaient.  Auparavant elle fut le théâtre d’un accident du travail dramatique, une femme fut happée par les courroies de la machine sur laquelle elle travaillait et tuée sur le coup. « Elle ne laisse pas d’enfant et son mari est ouvrier de filature ».

Pour une destruction commencée il y a plus de cent ans (en fait non…[27-12-2020]), la filature résiste bien.

Depuis j’ai trouvé d’autres sources, plus détaillées (Inventaire général du patrimoine culturel) où l’on apprend que la filature fut reconstruite, remise en route, arrêtée temporairement entre 1914 et 1916, et fonctionna finalement jusque vers 1959 (ce qui explique la ligne précédente). Auparavant il y eut un moulin, depuis 1256, puis deux, puis donc une filature autorisée en 1848.

Il me semble que depuis quelques années la végétation explose. Petit tour d’un lieu qui prend en certains endroits des allures de cathédrale engloutie dans la végétation, il se trouve en un endroit bien nommé : La Bataille (du souvenir plus ou moins légendaire d’une bataille médiévale dans laquelle aurait été impliquée une armée anglaise).

Ce bâtiment est une vraie friche, un peu inquiétante, il semble en certains endroits très instable, et même le sol s’enfonce parfois, c’est un plancher sur les canaux qui actionnaient le moulin. J’évite d’entrer dans certaines salles (enfin ce qu’il en reste !) les débris qui sont au sol et la fragilité de ce qui reste suspendu sont dissuasifs ! Parfois la lumière illumine la végétation et transcende le lieu.

La Presqu’île dans le froid

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Petits tours dans le froid et dans la Presqu’île, le vent frais fait qu’il n’y a pas grand monde sur l’esplanade devant la Bibliothèque Alexis de Tocqueville et La Fermeture Eclair, et puis c’est encore la friche qui l’emporte sur la plus grande partie du quartier . Et il y fait une température polaire….