Sur « La Presqu’île »

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La pointe de la presqu’île change: nouveaux bâtiments, nouvel usage des terrains engazonnés. Au fond : le Cargö et la Maison de la Recherche et de l’Innovation, en arrière plan l’ESAM (Ecole Supérieure d’Art et Médias), à droite la Bibliothèque Multimédia. A gauche une minoterie encore en activité, dernier témoin d’un quartier installé le long du port sur le canal de Caen à la mer, qui a eu une activité intense jusque dans les années 70-80. Le nouveau Palais de Justice est hors champ à gauche. Reste aussi ce vieux bâtiment de bois qui a un certain charme, vestige des activités d’une entreprise : « Savare », déserté, il hébergeait encore récemment une collection de bateaux qui semble bien avoir été déménagée, sans doute en prévision de travaux de rénovation de ce bâtiment bien familier pour les habitués de la presqu’île.

Petit exercice avec les restes d’une veste abandonnée sur les grilles et une bande de plastique transparente qui décore une vieille porte en bois (couleurs d’origine).

 

 

Éloge de la danse – Vibrations#2 – Danse à tous les étages

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16 et 17 octobre 2015, le théâtre de Caen (ouvert pour l’occasion par son directeur) accueillait la danse, de nouveau, Vibrations#2, à l’initiative de Michèle Latini. Alors qu’arrive à Caen le nouveau directeur du Centre Chorégraphique, des danseurs professionnels et amateurs, de toute discipline (classique, Hip-Hop, jazz, contemporaine, mandingue, butô, tango, flamenco, indienne, orientale… j’en oublie peut-être), sont venus en bénévoles pour une rencontre ouverte au public. Avec des ateliers réservés aux danseurs, des présentations ouvertes au public qui pouvait rencontrer un peu au hasard dans un foyer, sur un palier, sur la scène, des danseurs, au travail ou dans une présentation soigneusement préparée. Les journées se sont conclues sur un moment point d’orgue, grande rencontre de musiciens professionnels (jouant de différents instruments de différentes traditions : de la flute africaine au piano en passant par une harpe irlandaise) qui se sont lancés dans une longue improvisation sur laquelle les danseurs professionnels se sont eux aussi lancés dans une longue improvisation (pour laquelle quelques temps de répétitions avaient permis de construire quelques repères). Moment enthousiasmant mais « interminable » car dans sa dynamique il ne pouvait avoir de fin satisfaisante.

Un week-end exceptionnel, au cours duquel les différentes traditions se sont croisées, rencontrées, enrichies….  Ce matin lisant « Le Monde » du 30 octobre, je suis tombé sur cette citation de Paul Veyne à propos de Palmyre: « Oui décidément, ne connaître, ne vouloir connaître qu’une seule culture, la sienne, c’est se condamner à vivre sous un éteignoir ». La rencontre des cultures ne génère pas une sorte de syncrétisme tiède et sans saveur, mais des courants de créativités originales.

Quelques photos de moments de préparation et de moments de ce week-end.

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BETULA – Eglise Saint Nicolas

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Filage de « Betula » chorégraphie et installation autour des relations entre l’humain et le végétal : comme un rite autour du bouleau (le cœur de l’installation et de la chorégraphie), parfaitement à sa place dans l’ancienne église Saint Nicolas (belle église romane de Caen, fin XIème siècle remarquablement sobre).

Chantal Lécluze, Danseuse ; Elsa Deslandes, Danseuse – Chorégraphe ; Marie-Paule Bonnemason, Voix et accordéon ; Thierry Bourdon, Plasticien.

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Vues sur travaux

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Petit tour sur la presqu’île et quelques vues des bâtiments en construction, des chantiers. C’est un chat qui a élu domicile à l’entrée de la rue Dumont d’Urville qui fait office de garde, quoique assez nonchalamment. La coupole inachevée de la maison de la recherche et de l’innovation évoque me semble-t-il des photographies anciennes.

 

 

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La presqu’île – aperçu

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La presqu’île qui change, qui se construit, culture, recherche, enseignement, futur palais de justice, mais aussi avec les « Ateliers intermédiaires » la « Fermeture éclair », l’ESAM et le Cargö un lieu d’expression et de création artistique.Quelques photos qui ont été faites pour profiter de la lumière d’un après midi, quand le soleil d’hiver, assez bas dans le ciel transperce les nuages, brûle les yeux et illumine ce qu’il touche le détachant sur le ciel sombre. A quelques dizaines de mètres de ces bâtiments, la Boussole, lieu d’accueil des personnes qui n’ont pas de domicile.

 

 

Et un petit jeu avec la perspective : une allée triomphale qui n’existe pas.

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