Avant Henry VI – samedi 14 novembre 2015

Thomas Jolly a lu ce texte samedi soir au théâtre de Caen avant la représentation de Henry VI. Il est difficile de dire des mots plus justes. Les applaudissements avaient une intensité que j’aurais cru impossible à traduire, mais ce qu’il en dit me frappe encore une fois par sa justesse.

Puis la pièce a commencé

Bedford « Que se tendent les cieux de noir, qu’à la nuit le jour cède ! Comètes qui venez changer les temps et les états, brandissez dans le ciel vos tresses de cristal, flagellez les astres révoltés… » (c’est la version que j’ai sous la main faute de la traduction utilisée par la Piccola Familia)

Et deux minutes après le début de la représentation on entendait les premiers rires dans la salle.

Thomas Jolly théâtre de Caen le 14 novembre 2015

Hors du sentier (2) C’est l’automne

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C’est l’automne. Le ciel était un peu gris, mais quand même. Quelles couleurs !  Un coup d’œil sur un paysage ordinaire dont on ne se lasse pas me semble-t-il. Petit parcours en Suisse Normande, dans les environs de Clécy. J’exagère un peu, la première vue est prise dans un chemin  Les arbres sur le côté ont une façon de se tenir assez inhabituelle.

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Éloge de la danse – Vibrations#2 – Danse à tous les étages

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16 et 17 octobre 2015, le théâtre de Caen (ouvert pour l’occasion par son directeur) accueillait la danse, de nouveau, Vibrations#2, à l’initiative de Michèle Latini. Alors qu’arrive à Caen le nouveau directeur du Centre Chorégraphique, des danseurs professionnels et amateurs, de toute discipline (classique, Hip-Hop, jazz, contemporaine, mandingue, butô, tango, flamenco, indienne, orientale… j’en oublie peut-être), sont venus en bénévoles pour une rencontre ouverte au public. Avec des ateliers réservés aux danseurs, des présentations ouvertes au public qui pouvait rencontrer un peu au hasard dans un foyer, sur un palier, sur la scène, des danseurs, au travail ou dans une présentation soigneusement préparée. Les journées se sont conclues sur un moment point d’orgue, grande rencontre de musiciens professionnels (jouant de différents instruments de différentes traditions : de la flute africaine au piano en passant par une harpe irlandaise) qui se sont lancés dans une longue improvisation sur laquelle les danseurs professionnels se sont eux aussi lancés dans une longue improvisation (pour laquelle quelques temps de répétitions avaient permis de construire quelques repères). Moment enthousiasmant mais « interminable » car dans sa dynamique il ne pouvait avoir de fin satisfaisante.

Un week-end exceptionnel, au cours duquel les différentes traditions se sont croisées, rencontrées, enrichies….  Ce matin lisant « Le Monde » du 30 octobre, je suis tombé sur cette citation de Paul Veyne à propos de Palmyre: « Oui décidément, ne connaître, ne vouloir connaître qu’une seule culture, la sienne, c’est se condamner à vivre sous un éteignoir ». La rencontre des cultures ne génère pas une sorte de syncrétisme tiède et sans saveur, mais des courants de créativités originales.

Quelques photos de moments de préparation et de moments de ce week-end.

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BETULA – Eglise Saint Nicolas

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Filage de « Betula » chorégraphie et installation autour des relations entre l’humain et le végétal : comme un rite autour du bouleau (le cœur de l’installation et de la chorégraphie), parfaitement à sa place dans l’ancienne église Saint Nicolas (belle église romane de Caen, fin XIème siècle remarquablement sobre).

Chantal Lécluze, Danseuse ; Elsa Deslandes, Danseuse – Chorégraphe ; Marie-Paule Bonnemason, Voix et accordéon ; Thierry Bourdon, Plasticien.

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En sortant des Ateliers Intermédiaires

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Sortant des Ateliers Intermédiaires, ou bien un peu en avance et attendant l’heure du rendez-vous, quelques photos de la presqu’île en travaux, bientôt méconnaissable. Une atmosphère particulière de transition. Justement Arte présentait « Lost in translation » que je n’ai jamais compris comme « perdu dans la traduction » même si cela semble bien être l’esprit du titre (ou une partie de l’esprit du titre) mais « perdu pendant le transfert », « pendant la translation », la transition, l’entre deux, comme un moment en apesanteur. Quelque chose se perd et c’est un moment particulier qui a son charme.