Voile et Forêt d’Encre

Installation de Darius dans l’église Saint Nicolas à Caen, magnifique église romane désacralisée et ouverte aux artistes pour des temps de travail et d’exposition. Travail de calligraphie, de peinture, ancré dans une tradition japonaise (Sumi). Scotché devant le travail j’ai passé un bon moment à contempler, échanger avec Darius, photographier (dans la « forêt » des bandes de fibre de verre suspendues dans le chœur, ou la bande de 50 mètres recouverte de 8 séries de « caractères ». En fin de journée, pour la fin de l’installation deux musiciens (alto et flute) ont donné un concert, cachés dans la forêt : magie de la musique, impros à base de jazz et de classique.

L’encre sur la fibre de verre s’associe avec la lumière, dans la transparence, rêve de photographe : la lumière écrit dans la matière et propose des jeux de formes (lignes et surfaces, aplats et reliefs, ombres et transparences) à partir du travail d’un artiste. On voudrait être plus habile dans le rendu des nuances et des contrastes.

Magie de l’alliance des arts: L’architecture, la peinture et la calligraphie, la musique.

Chantiers à Caen

Suite d’un travail sur les chantiers à Caen, ce ne sont pas ceux du Tramway, mais la ville de Caen semble traversée par une vague de rénovations qui part de la Presqu’île et se diffuse le long des principaux axes. Quelques montages qui concernent l’école Pondaven (au Chemin-Vert) le Théâtre des Cordes (en pleine reconstruction), le Boulevard Leclerc et surtout la Presqu’île, et la Base Nautique. Quelques compositions photographiques.

Ci-dessus les premiers temps de ces chantiers, premiers travaux de la Bibliothèque Alexis de Tocqueville, et un chat qui sortait de son hangar quand je faisais des photos dans le coin, pour poser, il me semble qu’il prend la forme de la pierre…. destruction de la Fermeture Eclair et de l’ancienne capitainerie qui avait aussi abrité les services de l’Equipement.

Galerie – On ne passe jamais deux fois devant le même chantier

Janvier 2018 – juillet 2019 18 mois de suivi photographique des chantiers du Tramway à Caen, dans le cadre d’une convention entre Objectif image 14 (collectif de photographes amateurs de Caen) et Tramcités. Préparation des dernières expositions dont Hérouville Saint Clair, Hall de l’Hôtel de Ville du 11 mai au 11 juin.

En préparant ce suivi, au cours de mes lectures, rencontre avec Claude Simon (1913 – 2005 ; écrivain, Prix Nobel de littérature en 1985), dont la lecture a soutenu le parti que j’avais pris de tenter de rendre compte de la difficulté à construire une image réaliste des chantiers par des « compositions photographiques ». Une façon de rendre compte du « chaos » apparent des travaux et de leur évolution, imprévisible pour le passant.

Ce petit coup de chapeau à Claude Simon n’est pas une cuistrerie gratuite, (re)découvrant l’auteur grâce à une auteure allemande qui a travaillé sur Claude Simon et la Photographie (Irène Albers : Claude Simon – Moments photographiques) j’ai trouvé dans la lecture de Claude Simon une démarche qui a conforté la mienne, un encouragement dans le souci de tenter de rendre le désordre bruyant du monde des chantiers (qui n’est peut-être que la métaphore du désordre du monde ambiant qui n’est peut-être qu’un chantier permanent), mais aussi rendre la perception mentale de ce désordre avant que nous n’essayions d’y mettre de l’ordre, par une tentative d’accommodation, par le cadrage, l’instantané, la mise en perspective d’une saisie partielle.

 

Fifty shades of green (ou plus)

Autre temps autre lumière, il pleut, le ciel est gris, et la forêt porte tous les verts du monde, l’humidité fait jouer les couleurs dans la faible lumière et dans l’ombre, entre les troncs assombris. Cette période du printemps qui voit s’épanouir de jeunes feuilles multiplie les nuances de verts, des plus sombres feuillages persistants aux plus tendres des nouvelles feuilles.

Tentative de restitution, dans le même temps on aimerait pouvoir nommer les nuances de vert… une brève recherche pour les curieux m’a mené ici (je n’ai pas compté les nuances évoquées).

Printemps sur la Colline aux Oiseaux

Petit tour exploratoire sur la Colline aux Oiseaux, pour un projet de photographies dans le cadre du 25ème anniversaire de la transformation de la décharge qui empestait tout le quartier du Chemin Vert en un lieu de promenade agréable pour les caennais, un projet de photographies par des habitants du quartier et organisé dans le cadre du Centre Socio Culturel CAF du quartier.

Il faisait beau, et certains endroits fleuris explosaient de couleurs.

Le Printemps est là ! Hanami

Le printemps est « là », jaillissant, foisonnant, éclatant comme un feu d’artifice en cet après midi, quelque part dans une forêt, sur les branches des cerisiers qui remplissent une clairière que je savais trouver « là ». « Là » c’est vite dit parce que cette clairière n’est sur aucune carte, ni IGN, ni OpenStreetMap ! Sans doute, sautant par dessus le ruisseau bien à l’écart du chemin d’exploitation, suis-je passé dans un autre univers, tout semblable au nôtre, sinon que dans une clairière remplie d’arbres en fleurs on n’entend pas chanter les oiseaux, ni ne voit-on voler les insectes pollinisateurs qui s’activent dans le nôtre….

Malgré ces manques c’était un exceptionnel feu d’artifice naturel, surtout quand, à un moment, le soleil en tournant s’en est venu illuminer les cerisiers les plus fleuris. Rien que pour moi ! Un seul regret, je ne suis pas sûr d’avoir capté ou su rendre ce que ce moment a eu de flamboyant ! Quelques exemples de mes tentatives….

 

 

 

On ne passe jamais deux fois devant le même chantier

Exposition d’Objectif image 14 sur les chantiers du tramway. Un an de suivi des chantiers, au gré des regards de chacun des photographes engagés dans ce projet. Je présente 19 photographies, ou plutôt 19 compositions photographiques.

Trois ensembles de compositions

Ce petit coup de chapeau à Claude Simon n’est pas une cuistrerie gratuite, (re)découvrant l’auteur grâce à une auteure allemande qui a travaillé sur Claude Simon et la Photographie (Irène Albers : Claude Simon Moments photographiques) j’ai trouvé dans la lecture de Claude Simon une démarche qui a conforté la mienne, un encouragement dans le souci de rendre le désordre bruyant du monde des chantiers (qui n’est peut-être que la métaphore du désordre du monde ambiant qui n’est peut-être qu’un chantier permanent). Mais aussi rendre la perception mentale de ce désordre avant que nous n’essayions d’y mettre de l’ordre, par le cadrage, l’instantané, la mise en perspective d’une saisie partielle.