Antibes, … la Fondation Hartung – Bergman, la maison du couple d’artistes, quelques unes de leurs œuvres, et l’Atelier de Hans Hartung, encore débordant de son énergie.
Hartung (1904 – 1989) nait en Allemagne, opposant au nazisme il s’exile en France, puis s’engage (deux fois) dans la légion étrangère, participe aux combats comme brancardier, blessé il sera amputé d’une jambe. Marié (deux fois) avec Anna-Eva Bergman (norvégienne, 1909 – 1987), ils dessineront les plans de leur maison – atelier construite dans un champ d’oliviers à Antibes : une merveille ! (mais une partie était en travaux….).
On peut y voir quelques œuvres, peu, ce n’est pas un musée, mais assez pour retrouver le plaisir d’entrer dans des univers d’artistes différents.
Bergman
et Hartung
Et l’atelier de Hartung, un condensé d’énergie.
Il avait ses propres outils pour peindre, les faisait faire, les faisait à sa main, parmi lesquels des branches d’oliviers.
Deux articles antérieurs : L’un sur une exposition d’œuvres de Anna-Eva Bergman (à Caen) l’autre à Paris, des œuvres de Hans Hartung (en bas de page)
Installée hier et jusqu’au 25 octobre (c3-Le Cube / Douvres la Délivrande) Vernissage le 4 octobre.
Exposition dans le cadre d’un projet du c3 -Le Cube, ouvert aux 13-18 ans, sur la découverte des activités liées aux pratiques artistiques, aux métiers du spectacle vivant et à la vie d’une salle de spectacle.
Les photographies exposées ont été réalisées grâce aux technicien.ne.s qui ont accepté d’être suivi.e.s pendant leurs activités professionnelles, dans le cadre d’un projet partagé avec Mélodie Exteandia et Ambjörn Elder de la compagnie “Caravelle Project“.
Je remercie vivement Franck Bourget, Marion Danlos, Anne Dussutour, Cédric Frémaux, Marie Hardy, Elisabeth Martin-Chabot.
Marion, costumière qui crée des costumes à la demande de compagnies.
Anne et Marion gèrent une association qui loue costumes et accessoires à des tarifs solidaires. Elles assurent l’entretien de ce patrimoine bénévolement. Une ressource considérables pour les artistes de Caen et de la région.
Marie technicienne lumière, gère bénévolement une association qui prête du matériel lumière, et entretient ce patrimoine qui est un vrai musée du matériel lumière avec des pièces qui ont près d’un siècle.
Cédric, Régisseur de la salle de spectacle du c3 Le Cube
Elisabeth, assure l’audio description de spectacles, parfois, comme ce fut le cas pour un concert dans la salle du Cube, elle organise des « visites tactiles », pour permettre aux personne aveugles ou mal voyantes de faire connaissance avec les instruments avant le concert.
L’exposition est une reprise augmentée de l‘exposition qui avait été présentée au Pôle de Vie Nord-Ouest, en 2023.
Une exposition impressionnante dans Saint Nicolas, superbe monument roman, église déconsacrée qui accueille des expositions et des activités artistiques. Des œuvres de Sean Scully
J’avais vu une exposition de Sean Cully à Grenade il y a un certain temps maintenant, j’avais écrit sur ce blog : « Le petit texte explicatif de l’exposition et du travail de Sean Scully soulignait le lien entre les formes dominantes de l’architecture du palais nasride et les rectangles colorés de Scully., Mais il insistait aussi sur le fait que l’architecture arabe reposait sur trois grands principes : la géométrie, le rythme, et la lumière. Mais c’est peut-être vrai de toutes les architectures…. après tout nos églises, romanes ou gothiques, nos cloîtres, …. n’ont pas d’autres éléments pour les structurer quand il s’agit de regards. » ici il évoque la couleur de la pierre et l’aspect massif de l’église, j’ai trouvé que l’exposition – installation mettait bien en valeur la géométrie, le rythme et la lumière de l’architecture romane mais aussi la tension entre les couches horizontales de pierres et la verticalité des piliers, de l’ensemble de l’église.
Exposition en extérieur à la suite d’un travail avec des associations installées sur le site Jacquard, au cœur du quartier du Chemin-Vert à Caen (Le Labo des Arts et la Centrifugeuz) en partenariat avec le Pôle de vie Nord-Ouest. Le site Jacquard est un ancien collège fermé en 2013 et occupé depuis, avec l’accord de la mairie de Caen, par ces deux associations qui en ont fait un lieu d’activités solidaires et de création (résidences d’artistes à l’année, résidences temporaires) particulièrement actif. Les artistes peuvent être des artistes du spectacle vivant, des plasticiens, la diversité des disciplines représentées est importante. Un travail qui se veut un aperçu sur la « Seconde vie du Site Jacquard ». Ces temps de prises de vue ont été des moments riches en échanges, un grand merci aux artistes et aux personnes qui ont accepté de jouer le jeu.
Quelques photos d’ateliers d’artistes.
Depuis le 1er juillet 2024 le site Jacquard est fermé, les artistes du Labo des Arts poursuivent leurs activités en fonction des possibilités qu’ils ont pu découvrir ou se créer, la Centrifugeuz poursuit ses activités au sein du « CADRAN » (Maison des associations du Chemin-Vert).
Céret s’est trouvée être à plusieurs reprise un lieu de rencontre de peintres qui ont joué un rôle dans l’histoire de leur art. Le musée de Céret propose de découvrir des œuvres qui permettent de mesurer l’importance de ces rencontres. Une ville un peu à l’écart des grands axes (c’est le moins que l’on puisse dire) mais qui vaut le détour, ou même plusieurs détours….
Sur cette page du site du musée une liste des peintres…. du beau monde !
Quelques photos, de l’exposition permanente et d’une exposition temporaire à partir des collections du musée.
Exposition sur les techniciens du spectacle vivant, aboutissement (temporaire j’espère) d’un travail avec des technicien.ne.s pendant lequel je les ai suivi.e.s au cours de certaines de leurs activités professionnelles.
Qui tient la guinde ?
Les spectateurs sont entrés dans l’espace du spectacle, peu à peu le bruit des conversations s’éteint… Noir progressivement…, Silence. Le rideau (s’il y a) se lève, de la lumière se fait, plus ou moins parcimonieuse, des faisceaux soulignés par un peu de fumée… un climat sonore, un décor, des objets, des comédien.ne.s, danseuses ou danseurs, en costumes de scène….
Le régisseur d’une salle (Eric, C3 Le Cube) me disait évoquant un travail avec un « magicien » : « c’est une coordination au dixième de seconde, pour que le spectateur voie tout ce qu’ils doit voir et rien que ce qu’il doit voir. » Cela m’a semblé un parfaite métaphore du travail de ces techniciens pour que la magie du spectacle opère à plein chaque soir, sans que personne ne soupçonne qu’il y a eu un gros travail, complexe, précis, et qui ne tolère aucune erreur parce que c’est aussi une question de sécurité pour les artistes et les spectateurs.
Le rituel du spectacle vivant… auquel nous sommes si habitués qu’il fait oublier, et cela fait partie du jeu, le travail qui a précédé. Travail des artistes, travail de tous ceux, qui avec les artistes, ont contribué au cours de moments d’exploration, de questionnements et de réponses, d’essais-erreurs, à la création. Ceux qui avant (et pendant) la “performance“ ont construit l’environnement dans lequel le spectacle se développe comme naturellement, au point que l’on oublie tous ceux qui ont œuvré, et œuvrent à l’instant même hors du plateau, pour que tout soit fluide, que rien ne vienne distraire de l’émotion de l’instant.
Et il en est ainsi à chaque représentation, chaque concert, chaque date.
Cette exposition s’inscrit dans un travail consacré aux artisans et techniciens du spectacle vivant, qui œuvrent à se faire oublier : “Qui tient la guinde“, une série de podcasts construits à partir d’entretiens conduits en utilisant des photographies prises au cours de leurs activités professionnelles. Le travail de podcasts a été entrepris et se poursuit en collaboration avec la compagnie Caravelle Project de Ambjörn Elder et Mélodie Exteandia.
Anne, comédienne et costumière, elle et Marion (ci-dessous, costumière qui crée des costumes à la demande de compagnies) gèrent une association qui loue costumes et accessoires à des tarifs solidaires. Elles assurent l’entretien de ce patrimoine bénévolement. Une ressource considérables pour les artistes de Caen et de la région.
Marie technicienne lumière, gère bénévolement une association qui prête du matériel lumière, et entretient ce patrimoine qui est un vrai musée du matériel lumière avec des pièces qui ont près d’un siècle.
Merci à Franck Bourget (lumières), qui a accepté d’être suivi pendant près de deux jours au BBC et au C3 Le Cube de Douvres, et à Marie Hardy qui a accepté de m’ouvrir “La Chaufferie“ lieu de conservation et d’entretien, de prêt de matériel d’éclairage géré bénévolement. Ils partagent le souci d’utiliser la lumière avec parcimonie, et se voient plutôt comme des “obscuragistes“.
Merci à Marion Danlos, (costumière) qui a toléré ma présence pendant son travail pour la compagnie “Toutito teatro“ (merci aux Toutito d’avoir accepté ma présence pendant leur travail de création d’un nouveau spectacle [Monologue d’un chien bien coiffé]), et merci à Anne Dussutour qui m’a ouvert “Comme un gant“, lieu de conservation et d’entretien, de prêt, de costumes et accessoires qu’elle gère bénévolement avec Marion Danlos.
Il et elles ont en commun d’avoir des parcours professionnels à dimensions multiples et des compétences particulièrement pointues dans l’exercice de ces métiers de techniciens Cette exposition est aussi un hommage à des personnalités particulièrement engagées.
La Chaufferie et Comme un Gant ont en commun d’être des lieux associatifs de mutualisation gérés bénévolement, au service des artistes du spectacle vivant, et d’être de magnifiques cavernes d’Ali Baba.
Merci au Pôle de vie Nord-Ouest de Caen, qui a accueilli l’exposition et aux personnes qui y travaillent pour leur accueil chaleureux.
De nouveau à Jumièges, pour le cadre de l’abbaye et une exposition de photographes libanais et une installation. L’installation (de Hala Wardé, architecte et artiste photographe libanaise) dans le cadre des ruines de l’abbaye, sublime : sonorisée elle invite à la halte, à l’écoute, au regard contemplatif. Précédée par une série de photographies de vieux oliviers que l’on contemplerait pendant des heures pour suivre les replis des creux, des écorces, des branches…. (En cherchant sur internet on apprend qu’il y a au Liban des oliviers millénaires, certains auraient près de 6000 ans !) A Roof of Silence.
Et une exposition de photographes libanais, autour de la désagrégation de la société et de l’état libanais : « Au bord du monde Vivent nos vertiges« . Beau travail bien mise en valeur par une scénographie très réussie, bien dans le sens des œuvres. La présence visages de pierre, abimés le plus souvent, issus des ruines de l’abbaye répond magnifiquement aux œuvres présentées, particulièrement la série des masques. Quelques photos.
Commencé comme un jeu en temps de confinement : le ciel, de ma fenêtre, à différentes heures du jour, du matin ou du soir, puis dans un rayon de 1Km, et quelques ajouts plus tardifs.
Un jeu avec les couleurs, les teintes des ciels, variables, complexes, en introduisant des monochromes aux couleurs issues de ces ciels pour jouer avec les limites, pour chercher le moment où le monochrome se perd dans le ciel. Et un clin d’œil aux carré# sur fond#.
Peut-être aussi un jeu avec le temps, dans l’opposition du ciel aux couleurs complexes, changeantes avec la course du soleil, ciel déjà changé, toujours là et jamais le même, versus le parfait monochrome, constant, comme une vaine tentative de nier le cours du temps.
Un jeu sur la limite, en ces temps de dérèglement climatique : comment savoir que l’on n’a pas encore dépassé la limite ultime de la planète quand la limite est parfois si difficile à percevoir ?
Plus simplement 25 haikus sur la course du soleil, le ciel et les nuages.
Dans le cadre du Festival « Altérités » à Caen, et en collaboration avec le magazine en ligne Grand Format , exposition en extérieur sur les murs du « Pavillon » (lieu d’animation et de réflexion sur l’architecture et la Presqu’île à Caen).
Pour une exposition organisée par Objectif image 14 autour du passage du temps dans la ville (Caen), un montage sur la Presqu’île, accompagné d’une « note d’intention » (ci-dessous). Une « synthèse » d’étape, pour un quartier qui fait l’objet d’un programme de ré-urbanisation et qui devrait compter plusieurs millers d’habitants d’ici un certain nombre d’années, mais qui a d’ores et déjà commencé. Montage autour de l’idée de traces, chercher les traces et les marques des activités et des habitants d’une grande friche en plein transformation. Deux diapos de 1980 numérisées, 98 photos prises entre 2010 et 2020, et des montages à partir de photos de chantiers prises au cours des années 2019 et 2020.