
Avec cette météo c’est chaque jour un peu la même lumière, mais toujours un peu différent.






Saisir un moment, une lumière, une atmosphère, et tenter de les rendre : "Photographier, ce n’est pas regarder, c’est ressentir" (Don McCullin)

Avec cette météo c’est chaque jour un peu la même lumière, mais toujours un peu différent.







La météo donne à la plage des allures qu’elle n’a pas souvent, la mer est d’huile, irisée, la lumière un peu vaporeuse, et comme c’est le seul moment où la température » est clémente des promeneurs viennent fêter le lever du soleil. Inhabituel mais plaisant.









OUISTREHAM – la plage le matin au moment du lever du soleil. Entre le retour du ferry (Mont Saint Michel) – le temps de méditation au lever du soleil (sans doute pouvait-il difficilement choisir un meilleur moment) – et le bain matinal de deux chevaux, on est en Normandie, et on ne se lasse pas de voir des chevaux sur la plage, longer la mer.
Il y avait une lumière laiteuse, légèrement jaunie, peut-être due au sable du Sahara.
Quelques photos.









Petit tour à Ouistreham, quelques photos, comme un état du ciel (de ses nuages) et de la mer, de ses couleurs) à marée haute.






Le canal de Vire et Taute, de nouveau, entre le port des Planques et La Rivière. Belle lumière par moments.






(par la chemin de halage qui est surtout une bande de terre sur laquelle on pratique la culture intensive des orties. Ne pas entreprendre sans un pantalon suffisamment épais.)




LA photo que quiconque ayant visité l’abbaye ramène, je trouve que cette vue dit quelque chose d’un « esprit du lieu » qui habite l’abbaye.





Céret s’est trouvée être à plusieurs reprise un lieu de rencontre de peintres qui ont joué un rôle dans l’histoire de leur art. Le musée de Céret propose de découvrir des œuvres qui permettent de mesurer l’importance de ces rencontres. Une ville un peu à l’écart des grands axes (c’est le moins que l’on puisse dire) mais qui vaut le détour, ou même plusieurs détours….
Sur cette page du site du musée une liste des peintres…. du beau monde !
Quelques photos, de l’exposition permanente et d’une exposition temporaire à partir des collections du musée.







A l’étage l’exposition temporaire






Le Prieuré de SERRABONE, au milieu d’un nulle part particulièrement aride. On y arrive par une route étroite, longue et serpentine. Il faut vouloir y aller, mais ça vaut la peine. Beaucoup de points communs dans les chapiteaux avec ceux de Saint Michel de Cuxa, un style caractéristique de la région, avec semble-t-il une certaine influence orientale.








Le prieuré de Serrabone mérite d’être vu pour des tas de raisons, mais particulièrement parce qu’il possède un élément unique en France, et presque unique en Europe, une « tribune-jubé » du XIIème siècle, fermant le chœur qui était réservé aux chanoines et séparant les religieux des fidèles qui restaient dans la nef. Restaurée, et complétée par une « balustrade » a base d’éléments d’origine et de pièces modernes récemment (2014), elle a toujours été à cet emplacement. C’est une pure merveille.


En Espagne, tout près de la frontière, à quelques kilomètres de la mer que l’on aperçoit en contrebas, le monastère de Sant Pere de Rodes, quelques ruines et des bâtiments restaurés, dont l’abbatiale. Unique, un style « préroman corinthien » que, je crois, on ne voit nulle part ailleurs.







Saint Michel de Cuxa : Lieu magique de l’architecture romane et préromane en Catalogne, longtemps abandonné, restauré, et en cours de restauration. Un lieu magique qui entretient une relation particulière avec la musique depuis Pau Casals et le festival qui se mit en place autour de sa personne vers 1950, lui qui se refusa à retourner dans l’Espagne de Franco et imagina même renoncer à se produire en concert après la victoire de celui-ci dans la guerre civile.
Le cloître, dont les pièces ont été dispersées chez les habitants et les antiquaires de la région jusqu’au début du XXème siècle (à titre d’exemple la pierre de l’autel de l’abbatiale servait de balcon), le cloître donc a été partiellement reconstruit pour mettre en valeur l’architecture du lieu et les chapiteaux exceptionnels, pour le bonheur des yeux. Un esprit particulier souffle dans le cloître : quel que soit le visiteur (ou la visiteuse) chacun.e y est sensible.
L’abbatiale lieu principal des concerts du festival de Prades, le cloître pour ses entractes….







On trouve l’autre moitié du cloître au Metropolitan Museum de New York, sur le site du Fort Tyron Park dans le nord de Manhattan : « The Cloisters »
Un riche sculpteur américain (George Grey Barnard) a acheté ici et là, peu avant la première guerre mondiale, des fragments du cloître dispersés comme on l’a vu, puis transportés à New York. Cette moitié a été reconstruite comme un cloître à côté d’autres cloîtres, dont celui de Saint Guilhem le désert. Le passage de Barnard correspondra à une prise de conscience de la valeur de ces ruines et des fragments dispersés et sera suivi des premières actions en vue de leur restauration. Du coup Barnard ne pourra emporter la totalité de ce qu’il avait regroupé.