OUISTREHAM – Soleil levant (06-09-2023)

OUISTREHAM – la plage le matin au moment du lever du soleil. Entre le retour du ferry (Mont Saint Michel) – le temps de méditation au lever du soleil (sans doute pouvait-il difficilement choisir un meilleur moment) – et le bain matinal de deux chevaux, on est en Normandie, et on ne se lasse pas de voir des chevaux sur la plage, longer la mer.

Il y avait une lumière laiteuse, légèrement jaunie, peut-être due au sable du Sahara.

Quelques photos.

CERET – Le musée d’Art Moderne

Céret s’est trouvée être à plusieurs reprise un lieu de rencontre de peintres qui ont joué un rôle dans l’histoire de leur art. Le musée de Céret propose de découvrir des œuvres qui permettent de mesurer l’importance de ces rencontres. Une ville un peu à l’écart des grands axes (c’est le moins que l’on puisse dire) mais qui vaut le détour, ou même plusieurs détours….

Sur cette page du site du musée une liste des peintres…. du beau monde !

Quelques photos, de l’exposition permanente et d’une exposition temporaire à partir des collections du musée.

A l’étage l’exposition temporaire

Le Prieuré de SERRABONE

Le Prieuré de SERRABONE, au milieu d’un nulle part particulièrement aride. On y arrive par une route étroite, longue et serpentine. Il faut vouloir y aller, mais ça vaut la peine. Beaucoup de points communs dans les chapiteaux avec ceux de Saint Michel de Cuxa, un style caractéristique de la région, avec semble-t-il une certaine influence orientale.

Le prieuré de Serrabone mérite d’être vu pour des tas de raisons, mais particulièrement parce qu’il possède un élément unique en France, et presque unique en Europe, une « tribune-jubé » du XIIème siècle, fermant le chœur qui était réservé aux chanoines et séparant les religieux des fidèles qui restaient dans la nef. Restaurée, et complétée par une « balustrade » a base d’éléments d’origine et de pièces modernes récemment (2014), elle a toujours été à cet emplacement. C’est une pure merveille.

SAINT MICHEL DE CUXA – Le Cloître.

Saint Michel de Cuxa : Lieu magique de l’architecture romane et préromane en Catalogne, longtemps abandonné, restauré, et en cours de restauration. Un lieu magique qui entretient une relation particulière avec la musique depuis Pau Casals et le festival qui se mit en place autour de sa personne vers 1950, lui qui se refusa à retourner dans l’Espagne de Franco et imagina même renoncer à se produire en concert après la victoire de celui-ci dans la guerre civile.

Le cloître, dont les pièces ont été dispersées chez les habitants et les antiquaires de la région jusqu’au début du XXème siècle (à titre d’exemple la pierre de l’autel de l’abbatiale servait de balcon), le cloître donc a été partiellement reconstruit pour mettre en valeur l’architecture du lieu et les chapiteaux exceptionnels, pour le bonheur des yeux. Un esprit particulier souffle dans le cloître : quel que soit le visiteur (ou la visiteuse) chacun.e y est sensible.

L’abbatiale lieu principal des concerts du festival de Prades, le cloître pour ses entractes….

On trouve l’autre moitié du cloître au Metropolitan Museum de New York, sur le site du Fort Tyron Park dans le nord de Manhattan : « The Cloisters »

Un riche sculpteur américain (George Grey Barnard) a acheté ici et là, peu avant la première guerre mondiale, des fragments du cloître dispersés comme on l’a vu, puis transportés à New York. Cette moitié a été reconstruite comme un cloître à côté d’autres cloîtres, dont celui de Saint Guilhem le désert. Le passage de Barnard correspondra à une prise de conscience de la valeur de ces ruines et des fragments dispersés et sera suivi des premières actions en vue de leur restauration. Du coup Barnard ne pourra emporter la totalité de ce qu’il avait regroupé.